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Décrire et partager mon expérience, mes réflexions sur les joies et les souffrances de l'enseignement. Dire et rechercher toujours ce qu'est le rapport élève-professeur, ce que sont la soif de connaissance et l'acte de transmettre cette connaissance, tels que je les ai connus et souhaite les connaître encore.

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Enseignement et rencontres avec les adultes.

    Fond-de-la-salle-22--College-d-Ussel.JPGPot-de-depart-JPG--College-Ussel--juin-2008-.JPGRepas-profs rentrée 2007.                                                      Je traiterai ici des contacts, des rencontres, des découvertes que j'ai faites avec les adultes, durant mes trente six années d'enseignement au Collège d'Ussel, puis dans les cours que j'ai donnés à des adultes à Rosas (Gerona, Espagne) en 200862009 - ainsi que je l'annonçais dès mai 2010.

                                                 Préalablement je dois dire - comme je l'ai déjà suggéré à l'occasion auparavant - que la seule vraie, forte joie que j'ai éprou-vée dans mon métier d'enseignant m'est venue des élèves (Ah ! salle 22 ! où je fis toujours cours pendant plus de dix ans, jusqu'en 2008, je te revois souvent dans mes rêves ...)  ; la relation avec les adultes dans ce métier étant d'une tout autre nature.

                                                Au Collège d'Ussel, pendant trente six ans, je fréquentai, bien sûr, des centaines d'adultes : administration, profes-seurs, parents d'élèves. Les adultes de l'administration entrent dans des relations avant tout fonctionnelles, exigées par le fonctionnement du sys-tème éducatif. Dès lors, comme dans toute communauté professionnelle, il y eut des rapports agréables - au-delà de la simple utilité - ou désagréables selon les personnes (secrétaires, surveillants, agents) , selon le caractère des uns ou des autres (moi compris évidemment), et souvent il n'y avait rien à faire ni à dire : c'était ainsi, et cela n'avait pas beaucoup d'importan-ce. Seuls les chefs d'établissements avaient un rôle plus conséquent, dès lors qu'ils dirigeaient la maison et émettaient un avis annuel sur les profes-seurs (avis de peu de conséquence du reste ; moins déterminant que celui des inspecteurs pédagogiques, lesquels aussi furent plus ou moins amè-nes selon leur aractère).                                                                                 J'ajoute juste un mot donc sur les chefs d'établissements. Entre 1972 et 2008, j'en connus six, deux femmes et quatre hommes. Ce ne fut jamais aisé pour personne, car un chef d'établissement est avant tout, le plus sou-vent, un ex-professeur qui a changé de fonction volontairement, pour trois raisons : ne plus supporter les élèves (on est loin donc de la belle relation pédagogique professeur- élève que je juge irremplaçable !), commander da-vantage et être mieux payé. Le risque dès lors est grand d'avoir un chef d'é-tablissement autoritaire (ou craignant de manquer d'autorité, ce qui est pi-re), distant, manipulateur, peu ou pas intéressé par les cours et la transmis-sion des savoirs. De fait, parmi les six principaux (c'est leur appellation ad-ministrative) que je connus, quatre furent pénibles à supporter ou médio-cres (et l'un d'eux odieux même), deux pleins de qualités intellectuelles et humaines ; et surtout le dernier que je connus, et qui figure sur la photo de gauche ci-dessus.   

                            Pour ce qui est des professeurs (le Collège en compta ré-gulièrement plus de cent), des collègues, les rapports furent avant tout, c'est normal, professionnels ; et, dans ce cadre, chacun avait intérêt à faire des efforts d'écoute, d'amabilité, de solidarité. L'amitié, c'est autre chose, et parmi les professeurs, je n'eus jamais plus de quatre ou cinq amis, ce qui est assez ou beaucoup. La communauté des professeurs n'est qu'une com-munauté d'intérêts communs, qui ne vaut que dans l'établissement. Sinon, pour des raisons de méthode, de choix pédagogiques, de conception de la discipline, de vision du rapport élève-professeur ... , il était facile de se fâcher avec un collègue. Le mieux, sauf nécessité vraiment absolue, était dans ces cas-là de fuir l'affrontement et parfois même toute relation avec la ou les personnes concernées. Ce n'est pas grave, c'est la loi des relations humaines : on s'entend avec quelqu'un d'abord parce que c'est lui, parce que c'est moi, comme l' a dit Montaigne pour l'amitié. J'ai souvent été déçu, choqué, hélas ! par l'insuffisance de l'intérêt pour les savois, la culture chez de trop nombreux collègues ... Cela me paraissait plus grave.   Salle 22, Collège d'Ussel

                         Les relations avec les parents-d'élèves sont tout autres et d'un tout autre intérêt.           A SUIVRE PROCHAINEMENT.                                                 

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