UNE DEFINITION PRATIQUE DE : "PROGRES MORAUX ET MATERIELS" -
Ainsi que je l'annonçais en mars dernier, je vais proposer - un peu tardivement, c'est vrai, en ce mois de janvier de la nouvelle année - une définition pratique des termes : progrès, moral et matériel alors utilisés pour évoquer cette considération, avec mes élèves surtout, sur les progrès de l'humanité.
Cette idée, cette notion de progrès, en effet, occupe en permanence l'esprit des gens (la plupart, disons) et des élèves, de façon consciente ou non, avec cette croyance que le monde, l'humanité, depuis la nuit des temps, avancent quoi qu'il arrive vers une constante amélioration, sont animés d'un progrès continu - et inévitable, en quelque sorte. Les pays, les civilisations, les guerres, les reculs ... apparents ou réels n'y feraient rien : l'humanité progresse inéluctablement, s'améliore et améliore tout dans ses façons de vivre et de penser. C'est le mythe rassurant (et facile à comprendre donc), qui envahit tout, d'un futur toujours meilleur, qui de plus rejetterait le passé, surtout lointain, dans les annales misérables d'une humanité encore peu ou pas développée.
Or, cette croyance repose, selon moi - et autant que j'ai pu constamment l'observer chez mes élèves, bons ou mauvais comme on dit en simplifiant abusivement - sur une confusion ; et a de graves conséquences. La confusion vient d'abord du fait qu'on ne fait pas alors la différence entre progrès matériel et progrès moral. A SUIVRE DONC.