Décrire et partager mon expérience, mes réflexions sur les joies et les souffrances de l'enseignement. Dire et rechercher toujours ce qu'est le rapport élève-professeur, ce que sont la soif de connaissance et l'acte de transmettre cette connaissance, tels que je les ai connus et souhaite les connaître encore.
Comme pour Le Cid de Corneille en 4e, il faut une volonté qui accepte les risques et les déceptions - voire les critiques étonnées d'un collègue ou d'un inspecteur pédagogique ( "Mais c'est trop ambitieux pour des collégiens ! ... Ils n'y comprendront rien ! ...") - pour proposer Andromaque à des élèves de 3e. Toute la classe fait aussi l'effort d'acheter le fascicule qui lui resrera ; et vite il est indispensable de foncer vers Racine et sa pièce, le plongeon ("in medias res" selon les Anciens ...) dans l'époque et le texte étant salutaire, revigorant, comme à la piscine pour apprendre à nager. La classe voit vite l'exigence, mais aussi la confiance que vous lui faites d'emblée ; et c'est essentiel, quitte ensuite à adapter la progression, la vitesse aux moyens que manifestent les uns et les autres. J'ai toujours mené de pair alors une approche socio-historique du théâtre classique - ici Racine surtout donc - et la lecture expliquée de la pièce. A suivre. Je tente aujourd'hui, après hésitation, d'ajouter ici deux photos récentes de votre serviteur, pour rompre un peu l'anonymat désincarné de ce type d'exercice.