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Décrire et partager mon expérience, mes réflexions sur les joies et les souffrances de l'enseignement. Dire et rechercher toujours ce qu'est le rapport élève-professeur, ce que sont la soif de connaissance et l'acte de transmettre cette connaissance, tels que je les ai connus et souhaite les connaître encore.

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Sur quelques livres traitant des difficultés aujourd'hui à enseigner la littérature, notamment le latin et le grec.

Picasa1                                             Je reprends aujourd'hui, toujours bien tardivement encore, mon dessein d'examiner quelques ouvrages lus par moi sur les possibilités, les difficultés d'enseigner aujourd'hui les lettres, la littérature - et en particulier le latin et le grec ancien - , dans l'immense production existante depuis longtemps sur ces sujets. Examen que je ferai toujours au regard de ma propre expérience avec des élèves pendant trente sept ans environ ; avec aussi, c'est clair, les limites  imposées par mes lectures, fort partielles, dans ce domaine précis. Mais bien des écrits se répètent en la matière et ne font pas mieux, au XXIe siècle, que Platon parlant d'éducation, d'enseignement, de savoir, d'autorité. 

                                                                           Je parlerai surtout des livres suivants : L'enseignement en détresse (1984) de J. de Romilly, La querelle de l'école (2007) sous la direction d'Alain Finkielkraut, Petite écologie des études littéraires (2011) de Jean-Marie Schaeffer, Homère et Shakespeare  en banlieue (2009) d'Augustin d'Humières, La crise de la culture (1954 à 1968) d'Hannah Arendt ; pas forcément dans cet ordre. Il m'arrivera de parler également de deux livres qui ont nourri un temps ma réflexion : Tant qu'il y aura des profs (1984) d'Hervé Hamon et Patrick Rotman, Le niveau monte (1989) de Christian Baudelot et Roger Establet.  Romans et films, bien sûr, ont aussi traité souvent de ces difficultés, de la difficulté générale du rapport enseigné-enseignant ; Entre les murs de François Bégaudeau, paru en 2006, en est peut-être un des exemples les plus connus, sinon les plus "médiatisés".

                                          Et avant toute chose, je précise, si besoin, que je n'utiliserai ces livres, toujours écrits par des personnes de talent et bonne volonté, ayant eu des formations ou carrières reconnues, qu'avec prudence et respect ; mon but étant surtout d'éclairer, par des rapprochements, des approbations ou des désapprobations légitimes, les problèmes que j'ai rencontrés dans mon travail de professeur de Lettres Classiques et les choix personnels que je crois justes et utiles. Je sais à peu près ce que je sais et tout ce que je ne sais pas ; je sais quelles furent mes études, et ce à quoi aussi elles ne purent aboutir. Pour tout dire, ainsi que je le mentionne dans le profil de la première publication de mon  mon blog, je suis professeur certifié agrégatif de Lettres Classiques. C'est tout, oui, mais c'est assez, je le crois,  quand on a la volonté, sinon le besoin, de réfléchir à son métier, à son expérience, et aux raisons qui vous les ont fait aimer et vous ont conduit à en parler aux autres. Tant l'ont fait, tant le font que je n'avais pas à craindre, commençant ce blog, de m'ajouter à cette longue liste de chroniqueurs ... souvent anonymes ( les poètes les moins connus ou inconnus, dans un registre autre mais significatif, ne sont pas les pires) , qui ont de la sorte, comme beaucoup, lancé, honnêtement et avec conviction en général, une bouteille à la mer. Mer de la toile, mer d'étoiles...

                               De toute façon, mon travail de professeur au jour le jour, mon expérience sont les seules vraies sources de mon exposé ici. J'ai lu aussi, au fur et à mesure, les livres ci-dessous nommés , mais souvent  avec des interruptions ou de forts décalages dans le calendrier , manque de temps oblige. Ces livres m'ont seulement aidé à consolider mes choix, a posteriori la plupart du temps, et c'est beaucoup. Mais il y en a tellement sur ce sujet de l'école, que je puis simplement espérer avoir fait - parfois au moins - des choix judicieux. Quant aux stages pégagogiques, assez fréquents  dans les années 70-9O si on le souhaitait, ils n'étaient presque tous qu'un bavardage (agréable et interrogateur d'ailleurs) entre collègues ou, au mieux, un exposé théorique sans rapport utile avec la réalité du terrain. Et ces stages étaient trop courts pour servir, même si je comprenais bien les problèmes (surcoût pour l'état, non remplacement des professeurs ainsi absents) qu'ils posaient.                                                                                                                             

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